Association Aide au Développement de Villages au Laos
ADV LAOS
CONSTRUIRE UN NOUVEAU RÉSEAU D’EAU & RÉPARER L’EXISTANT

Améliorer les conditions de vie

des villageois de Mok Chong

L’association ADV Laos a sollicité l’équipe de Confluence , basée à Luang Prabang, pour mener un diagnostic des besoins en eau et assainissement du village de Mokchong. Cette étude « diagnostic » apporte aussi les recommandations de Confluence pour la mise en œuvre d’un projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable dans le village. L’étude a été conduite par une équipe composée d'un technicien du service de la Nam Saat, bureau de la santé du district de Pak Ou et d'un technicien « eau et assainissement » de l'association Confluence. Les informations ont été collectées directement auprès de la communauté , lors d’une réunion avec le chef du village et des échanges avec les instituteurs et les villageois, ainsi qu’une inspection du système d’eau existant et des sources d’eau environnantes.
© adv laos octobre 2019

955 habitants - Ethnies Hmong & Khmu

Une étude réalisée les 19 et 20 mars 2019 par l’association Confluence
Le village de Mok Chong
L'entrée de la piste pour l'accès au village est située à 45 kilomètres de Luang Prabang et à 7 kilomètres de Pak Ou. Depuis la route principale, une chemin étroit et difficile de 5 km mène au village situé à 750 m d'altitude. Il est accessible en saison sèche à moto ou avec un engin 4x4 surbaissé chinois (« lot sin ») mais l’accès au village est très délicat à la saison des pluies. Les maisons ne sont pas raccordées au réseau électrique néanmoins 49 familles utilisent l’électricité solaire pour l'éclairage (coût de l’installation 180 env.) Mokchong compte 955 habitants , dont 480 femmes. Il est divisé en deux quartiers : le quartier Hmong dans la partie haute du village (quartier A) le quartier Khmu/Hmong en contrebas (quartier B) à environ 300 mètres du quartier A. Ces 955 habitants, soit 156 familles de 3 à 8 personnes, se répartissent dans les groupes ethniques suivants : Khmu 257 personnes soit 57 familles, Hmong 698 personnes soit 99 familles. On dénombre 38 familles vulnérables , 2 personnes handicapées, 70 personnes de plus de 55 ans, 475 personnes de sexe masculin et 480 de sexe féminin .
Il n'existe pas de rivière à proximité, mais 3 sources  : Houay Kok Ngew, non exploitée, située entre 6.000 et 7.000 mètres, eau de bonne qualité Houay Oye, non exploitée, située à 700 mètres, eau de bonne qualité mais ressource limitée qui ne suffit pas à approvisionner les 2 quartiers Houay Tèn qui est exploitée, située à 600 mètres avec une eau de bonne qualité Un réseau construit en 2004 par l'association Save the Children est utilisé actuellement. Le village de Mokchong compte 2 quartiers : le quartier bas (Khmu/Hmong) alimenté par le réseau d’eau par gravitation avec 4 bornes- fontaines le quartier haut (Hmong) situé au-dessus de la zone de captage. Les villageois Hmong viennent au niveau de la zone de captage et du bassin de mise en charge pour utiliser l’eau, se laver, faire leur lessive. L’eau est donc contaminée par ces usages . Elle est de mauvaise qualité une fois arrivée dans le quartier Khmu. Le système est utilisé toute l’année, cependant pendant les mois d’avril et de mai (pic de la saison sèche) la ressource en eau est insuffisante . Il existe un réservoir d'une capacité de 16 M3 et 400 mètres de canalisations du réseau actuel. Des fuites ont été constatées sur le réseau et 200 mètres de tuyaux seraient à changer . Il y a 4 bornes-fontaines 4 mais 3 sont hors service . Le débit du réseau est trop faible et l'entretien a été défectueux. Depuis qu’une partie du réseau est hors service les villageois ne font pas d’effort de maintenance. Le seul système de traitement de l'eau constaté est celui par ébullition.
La problématique du réseau de distribution d’eau
Le système d’eau est dans un mauvais état général
1 . Il n’approvisionne qu’une partie de la population de Mokchong et de manière discontinue sur toute l’année 2 . de nombreuses fuites ont été constatées sur le réseau : certains tuyaux n’ont jamais été enterrés provoquant une usure rapide et quelques villageois trouent directement les tuyaux afin de s’approvisionner en eau, le réseau étant hors service la plupart du temps 3 . seule 1 borne fontaine sur 4 est encore en service car le débit d’eau est très faible : 20 sec/litre 4 . l a zone de captage n’est qu’à 70 mètres d’altitude au dessus du réservoir. Le dénivelé est insuffisant pour assurer un bon fonctionnement du réseau 5 . le réseau d’eau actuel n’alimente que le quartier B (voir le visuel) le plus en contrebas 6 . le débit de la source captée est trop faible . Le service est interrompu durant les mois d’avril et mai 7 . le réseau ne dessert pas le quartier A , le quartier Hmong, qui se situe au-dessus de la zone de captage. Les villageois du quartier A s’approvisionnent en eau directement dans la zone de captage et dans le bassin de mise en charge du réseau ils font leur toilette, la lessive etc. L’eau au niveau de la zone de captage est donc « contaminée » par l’utilisation de la zone de captage par les habitants du quartier A ce qui pose des problèmes de qualité de l’eau pour les habitants du quartier B 8 . traditionnellement les ménages pratiques la cuisson de l’eau pour la rendre potable. C’est la seule technique employée dans le village
Situation de l’accès à l’assainissement
17 familles seulement possèdent des latrines qui ont été construites en 2007 dans le cadre d'un projet de l'ONG Save The Children. Cela représente un taux de couverture d’à peine plus de 10% des ménages, ce qui est relativement bas. Les familles propriétaires de latrines les utilisent très régulièrement. Les autres ménages pratiquent la défécation à l’air libre. Ces latrines, à fosse et « chasse d’eau » manuelle , utilisées quotidiennement ont été financées à hauteur de 500.000 kips, soit 50 €uros. Une campagne de formation à l’hygiène et à l’assainissement a été faite par le département de la santé, suivie par l’ensemble du village. L ’école est équipée d’un petit bloc sanitaire qui ne possède pas de station de lavage des mains . Les toilettes ne sont cependant pas utilisées faute d’accès à l’eau.
Les recommandations de Confluence
1 . Réhabilitation de la zone de captage . Elle doit être couverte par une dalle en béton afin de prévenir tout contact de l’eau de la source avec l’extérieur pour préserver la qualité naturelle de l’eau de source 2 . Réhabilitation du bassin de mise en charge afin d’empêcher l’accès à l’eau à l’intérieur de l’ouvrage 3 . Aménagement de points d’eau avec plusieurs robinets au niveau du captage et du réservoir sur le réseau actuel 4 . Changement de 200 mètres de tuyaux PE50 (diamètre 50 mm)
Deux sources d’eau ont été explorées . Houay Aoy, a été écartée car située en contrebas du village, avec un débit trop faible. Houay Kok Ngew est une source résurgente adaptée avec un bon débit . Elle se situe à peu près à 80 m au-dessus du village. Le débit journalier de la source est important : 28 à 30 M3 par jour (débit de la source : 3s/litre) Le captage est néanmoins assez éloigné du village , entre 6 et 7 km. Une étude technique et topographique approfondies seront nécessaires pour définir le meilleur tracé de la canalisation
Rénovation du système actuel
Construction d’un nouveau système
Estimation du coût du projet d’amélioration du réseau d’eau
L’estimation du coût du projet comprend les éléments suivants 1 . L’étude technique approfondie , la réalisation du nouveau design et le plan de travail des rénovations et de la construction des réseaux d’eau 2 . Les matériaux et le transport de ces derniers dans le village 3 . La réalisation des travaux avec deux chefs maçons basés sur place durant l’intégralité des travaux, accompagnés d’un technicien du service de la Nam Saat du district de Pak Ou 4 . La supervision du chantier réalisé par le technicien de Confluence ; 3 à 4 visites de contrôle sur l’avancée et la finalisation des travaux 5 . La formation d’un comité de gestion villageois du réseau à la maintenance technique et à la gestion financière du fond de maintenance
Coût estimé en €uros* 1 . Étude technique et réalisation du design  : 270 étude topographique, design du nouveau réseau, analyse de l’eau 2 . Rénovation du réseau actuel  : 1 780 € matériel et transport 3 . Construction du nouveau réseau  : 14 750 matériel et transport 4 . Encadrement du chantier de construction  : 720 € chefs maçons 5 . Suivi du chantier et coordination générale du projet : 900 technicien Confluence 6 . Suivi/évaluation par les autorités locales  : 720 technicien Nam Saat Pak Ou 7 . Formation du comité de gestion du réseau  : 140 € 8 . Frais administratifs de Confluence (env. 4%) : 720 € Total : 20 000 € environ * Une estimation plus précise du projet sera réalisée suite à l’étude technique nécessaires à la réalisation de l’avant-projet détaillé (plans techniques + devis détaillés) du réseau
Remarques diverses
École Il n'y a pas d'accès à l'eau de l'école du village . Elle constituée de 6 classes, a été construite en 2016 par l'association américaine « Pencils of Promise » et électrifiée en 2017 par ADV Laos . L’école dispose de toilettes en dur (2 latrines) mais qui ne sont pas utilisables par les enfants étant donné qu’il n’y a pas d’eau. Elle compte 5 enseignants (2 femmes 3 hommes) et 99 enfants (47 filles - 52 garçons) Le coût de la scolarité est 100.000 kips par an, soit 10 €. Il existe 2 maisons en bambou pour loger les enseignants. Comité de gestion de l’eau Il existe un comité de gestion de l’eau , mis en place en 2004 au sein du Conseil municipal, mais qui est très peu actif du fait de l’état du réseau d’eau . La « taxe annuelle » prélevée était de 12 000 kips par famille, mais étant donné l’état du réseau, une grande partie des villageois ne contribue plus au fonds de maintenance. Il n’y a donc plus de réelle gestion ou de fonds . Le Conseil municipal est lui aussi très peu actif. En outre Il n’y a pas d’assistance de la part des services du bureau de la santé du district. Le comité sera cependant probablement bien plus actif une fois le réseau fonctionnel . Pour le moment, les villageois ont du mal à voir un intérêt à s’impliquer dans la gestion d’un ouvrage qui ne fonctionne pas et à payer pour un service la plupart du temps indisponible. Besoins mentionnés par le Conseil municipal 1. Grand besoin d’un nouveau réseau d’eau, priorité absolue selon les villageois 2. Besoin en latrines pour l’ensemble des villageois 3. Besoin de construire une salle communautaire

District de Pak Ou - Province de Luang Prabang

en partenariat avec
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UN NOUVEAU RÉSEAU D’EAU

Améliorer les conditions de vie

de Mok Chong village de montagne

L’association ADV Laos a sollicité l’équipe de Confluence , basée à Luang Prabang, pour mener un diagnostic des besoins en eau et assainissement. Cette étude « diagnostic » apporte aussi les recommandations de Confluence pour la mise en œuvre d’un projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable dans le village. L’étude a été conduite par une équipe composée d'un technicien du service de la Nam Saat, bureau de la santé du district de Pak Ou et d'un technicien « eau et assainissement » de l'association Confluence. Les informations ont été collectées directement auprès de la communauté , lors d’une réunion avec le chef du village et des échanges avec les instituteurs et les villageois, ainsi qu’une inspection du système d’eau existant et des sources d’eau environnantes.

955 habitants - Ethnies Hmong & Khmu

Province de Luang Prabang - District de Pak Ou

Étude réalisée les 19-20 mars 2019 par l’association Confluence
L'entrée de la piste pour l'accès au village est située à 45 kilomètres de Luang Prabang et à 7 kilomètres de Pak Ou. Depuis la route principale, une chemin étroit et difficile de 5 km mène au village situé à 750 m d'altitude. Il est accessible en saison sèche à moto ou avec un engin 4x4 surbaissé chinois (« lot sin ») mais l’accès au village est très délicat à la saison des pluies. Les maisons ne sont pas raccordées au réseau électrique néanmoins 49 familles utilisent l’électricité solaire pour l'éclairage (coût de l’installation 180 € env.) Mokchong compte 955 habitants , dont 480 femmes. Il est divisé en deux quartiers : le quartier Hmong dans la partie haute du village (quartier A) le quartier Khmu/Hmong en contrebas (quartier B) à environ 300 mètres du quartier A. Ces 955 habitants, soit 156 familles de 3 à 8 personnes, se répartissent dans les groupes ethniques suivants : Khmu 257 personnes soit 57 familles, Hmong 698 personnes soit 99 familles. On dénombre 38 familles vulnérables , 2 personnes handicapées, 70 personnes de plus de 55 ans, 475 personnes de sexe masculin et 480 de sexe féminin .
Le village de Mokchong
La problématique du réseau d’eau
Il n'existe pas de rivière à proximité, mais 3 sources  : Houay Kok Ngew, non exploitée, située entre 6.000 et 7.000 mètres, eau de bonne qualité Houay Oye, non exploitée, située à 700 mètres, eau de bonne qualité mais ressource limitée qui ne suffit pas à approvisionner les 2 quartiers Houay Tèn qui est exploitée, située à 600 mètres avec une eau de bonne qualité Un réseau construit en 2004 par l'association Save the Children est utilisé actuellement. Le village de Mokchong compte 2 quartiers : le quartier bas (Khmu/Hmong) alimenté par le réseau d’eau par gravitation avec 4 bornes- fontaines le quartier haut (Hmong) situé au-dessus de la zone de captage. Les villageois Hmong viennent au niveau de la zone de captage et du bassin de mise en charge pour utiliser l’eau, se laver, faire leur lessive. L’eau est donc contaminée par ces usages . Elle est de mauvaise qualité une fois arrivée dans le quartier Khmu. Le système est utilisé toute l’année, cependant pendant les mois d’avril et de mai (pic de la saison sèche) la ressource en eau est insuffisante . Il existe un réservoir d'une capacité de 16 M3 et 400 mètres de canalisations du réseau actuel. Des fuites ont été constatées sur le réseau et 200 mètres de tuyaux seraient à changer . Il y a 4 bornes-fontaines 4 mais 3 sont hors service . Le débit du réseau est trop faible et l'entretien a été défectueux. Depuis qu’une partie du réseau est hors service les villageois ne font pas d’effort de maintenance. Le seul système de traitement de l'eau constaté est celui par ébullition.
Les recommandations de Confluence
Rénovation du système actuel
1 . Réhabilitation de la zone de captage . Elle doit être couverte par une dalle en béton afin de prévenir tout contact de l’eau de la source avec l’extérieur pour préserver la qualité naturelle de l’eau de source 2 . Réhabilitation du bassin de mise en charge afin d’empêcher l’accès à l’eau à l’intérieur de l’ouvrage 3 . Aménagement de points d’eau avec plusieurs robinets au niveau du captage et du réservoir sur le réseau actuel 4 . Changement de 200 mètres de tuyaux PE50 (diamètre 50 mm)
Construction d’un nouveau système
Deux sources d’eau ont été explorées . Houay Aoy, a été écartée car située en contrebas du village, avec un débit trop faible. Houay Kok Ngew est une source résurgente adaptée avec un bon débit . Elle se situe à peu près à 80 m au-dessus du village. Le débit journalier de la source est important : 28 à 30 M3 par jour (débit de la source : 3s/litre) Le captage est néanmoins assez éloigné du village , entre 6 et 7 km. Une étude technique et topographique approfondies seront nécessaires pour définir le meilleur tracé de la canalisation
Coût estimé en €uros
1 . Étude technique et réalisation du design  : 270 étude topographique, design du nouveau réseau, analyse de l’eau 2 . Rénovation du réseau actuel  : 1 780 matériel et transport 3 . Construction du nouveau réseau  : 14 750 matériel et transport 4 . Encadrement du chantier de construction  : 720 € chefs maçons 5 . Suivi du chantier et coordination générale du projet : 900 € technicien Confluence 6 . Suivi/évaluation par les autorités locales  : 720 € technicien Nam Saat Pak Ou 7 . Formation du comité de gestion du réseau  : 140 € 8 . Frais administratifs de Confluence (env. 4%) : 720 € Total : 20 000 € environ
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