Association Aide au Développement de Villages au Laos
ADV LAOS
UNE IMMERSION AU QUOTIDIEN POUR VIVRE L’ENVIRONNEMENT

Une expérience pour 5 étudiants et 2 journalistes

Laura 21 ans, Maude 20 ans, Manon 19 ans, Mérédith 19 ans & Hugo 20 ans, étudiants en BTS Gestion & Protection de l’environnement à la Maison Familiale et Rurale de Mondy (26) ont effectué un stage de coopération internationale durant un mois dans le village de Ban Nateuy, en partenariat avec ADV Laos. Ils ont souhaité découvrir le Laos dans son aspect le plus authentique, participer à des actions sociales et environnementales en milieu rural, partager le quotidien des laotiens des campagnes, mais aussi prendre conscience des menaces existantes sur l’environnement et les pratiques de protection de la nature avec les contraintes locales.
Après avoir passé une nuit dans la ville de Savannakhet, nous rejoignons le petit village de Ban Nateuy, à une quinzaine de kilomètres au nord. Dala vient nous chercher à la guesthouse nous avons dormi. Elle est l’une des fondatrices de l’association ADV Laos, avec qui nous allons travailler. Originaire de ce petit village, Dala habite en France depuis cinq ans, mais elle revient régulièrement voir sa famille. C’est au sein de celle-ci que nous allons passer la semaine. Arrivées chez elle, nous rencontrons cinq étudiants faisant un stage dans le cadre de leur BTS gestion de l’environnement. Les présentations faites, nous aidons à décharger les courses du pick-up. Nous partons ensuite explorer le village, et allons jusqu’aux salines. La mer a beau être bien loin, sous le village se trouve une grande nappe phréatique gorgée de sel. Une entreprise, ainsi que quelques indépendants, exploitent cette ressource, assez rare pour un pays comme le Laos. Malheureusement, cela engendre quelques désagréments sur l’environnement… Caméra en main, nous nous attelons à faire de jolies images. La luminosité est superbe, avec les couleurs du coucher de soleil. De retour à « la maison », nous faisons un peu mieux connaissance avec les étudiants. Le soir, nous mangeons comme des rois : les sœurs de Dala cuisinent incroyablement bien, et il y en a plus qu’il n’en faut ! Nous faisons également plus ample connaissance avec Dala. À 22h, tout le monde est au lit, extinction des feux ! VOIR LA SUITE SUR LEUR BLOG
Au sud ouest de Ban Nateuy, on découvre un paysage à la fois martien et lunaire, le sable rouge se mêle à la blancheur d'un élément qui suscite convoitise et diverses manipulations : le sel. C'est en 1994, que Mr Soundara investit les lieux pour creuser plusieurs forages à environ 150m, afin d'extraire l'eau salée de la couche souterraine d'une emprise de 5km². Cette entreprise offre du travail à plusieurs familles du village, pour un revenu conséquent (100 à 200 $) La substance est donc conduite à travers des tuyaux pour ensuite être traitée de manière à ne garder que le sel. La première méthode consiste à déverser l'eau salée dans de grands bacs à ciel ouvert, afin que l'énergie solaire évapore l'eau. Les employés doivent alors ratisser le sel et en remplir des paniers. La deuxième méthode consiste à alimenter un en bois un feu sous le bac d'eau salée. Cette technique évapore l'eau plus rapidement mais demande plus de travail. Pour ce faire, une famille doit non seulement louer le bac en question, mais aussi se procurer le bois. C'est dans des bâtiments dont l'état laisse à désirer et dans cette chaleur de sauna qu'elle s'installe, elle y reste nuit et jour pour veiller à ce que le feu reste allumé. Les jeunes enfants font de la saline leur terrain de jeu, les plus grands aident leurs parents, contraints de ne pas accéder à l'éducation scolaire. A la saison des moussons, les bassins à ciel ouvert ont tendance à déborder donc à inonder les terres tout autour : les rizières se retrouvent asséchés et stériles, la rivière vidée de ses poissons, car ces organismes vivants ne survivent pas à ces conditions salées, tandis que riz et poisson sont source de nourriture première et de revenu pour les habitants du village. Pour terminer, le sel est iodé et emballé dans d'autres bâtiments sur les lieux, puis exporté à l'intérieur du pays, en Thaïlande ou au Vietnam. Mais çà ne s'arrête pas là. Si on part en direction des cabanes au loin d'où s'échappe de grandes traînées de fumée, on découvre une autre face de la mine de sel. Ici, des villageois travaillent indépendamment de l'entreprise, avec la technique de combustion et pour une durée de trois mois par an. Même si il apporte un bon revenu à des laotiens, ce travail est rude et ruinant pour la santé : dermatoses dues au pouvoir abrasif du sel, problèmes respiratoires à cause de la fumée, mais aussi ravage sur le corps et l'esprit entraîné par les amphétamines consommées pour tenir le coup. Une autre menace possible serait que cette extraction intensive de la couche souterraine salée entraîne un effondrement du village de Ban Nateuy. Un expert doit venir en 2015 pour étudier cet aspect.
Dala, née à Ban Nateuy, secrétaire d’ADV Laos, entourée des 5 étudiants et 2 journalistes

UN STAGE DE

COOPÉRATION INTERNATIONALE

POUR CINQ ÉTUDIANTS

Ils ont déclaré vouloir " voyager dans une logique de coopération, c’est-à-dire, apporter notre aide, et notre soutien à une cause sociale et environnementale en y participant activement. Nous nous voulons plus responsable que voyageur, car nous ne partons pas pour « visiter », mais bien pour s’impliquer sur tout le temps de notre stage dans une action humanitaire " Mais ils ont découvert que si le laotien vit grâce à la nature il n'en prend pas soin par manque d'éducation mais également de moyens. Le constat a été dur, implacable et ils devront trouver les moyens d'activer cette prise de conscience indispensable en apportant des solutions au niveau des contraintes économiques et administratives.

LE PROJET JOURNALISTIQUE DE MARION & CHARLÈNE

P our nous, citoyens occidentaux, il est naturel de faire couler l’eau potable du robinet pour boire, cuisiner, nous laver, etc. Pourtant, nous le savons, c’est loin d’être le cas de tout le monde : près de 3,5 milliards d’individus, selon l’ONU, ne bénéficient pas d’une eau propre, accessible et abordable (rapport de mars 2014). L’OMS avance quant à elle que plus de 2 millions de personnes meurent chaque année à cause du manque d’eau potable, qu’il soit relié aux infrastructures, à des précipitations trop faibles ou à une eau polluée et non assainie. Toujours selon l’OMS, 3 900 enfants meurent chaque jour pour ces mêmes raisons. Des programmes ont été lancés pour améliorer la situation dans le cadre des Objectifs du Millénaire de l’ONU, mais on estime qu’en 2015, plus d’un tiers de la population mondiale n’aura toujours pas accès à une eau assainie.

BAN NATEUY

VIE AU VILLAGE & REPORTAGES

Photos de Marion & Charlène
© adv laos décembre 2018
ADV LAOS
Aide au Développement de Villages au Laos

Bienvenue sur le site de l’association

UNE IMMERSION AU QUOTIDIEN POUR VIVRE L’ENVIRONNEMENT

Une expérience pour

5 étudiants & 2 journalistes

STAGE DE COOPÉRATION INTERNATIONALE

POUR CINQ ÉTUDIANTS

Laura 21 ans, Maude 20 ans, Manon 19 ans, Mérédith 19 ans & Hugo 20 ans, étudiants en BTS Gestion & Protection de l’environnement à la Maison Familiale et Rurale de Mondy (26) ont effectué un stage de coopération internationale durant un mois dans le village de Ban Nateuy, en partenariat avec ADV Laos. Ils ont souhaité découvrir le Laos dans son aspect le plus authentique, participer à des actions sociales et environnementales en milieu rural, partager le quotidien des laotiens des campagnes, mais aussi prendre conscience des menaces existantes sur l’environnement et les pratiques de protection de la nature avec les contraintes locales. Mais ils ont découvert que si le laotien vit grâce à la nature il n'en prend pas soin par manque d'éducation mais également de moyens . Le constat a été dur, implacable et ils devront trouver les moyens d'activer cette prise de conscience indispensable en apportant des solutions au niveau des contraintes économiques et administratives.

LE PROJET JOURNALISTIQUE DE MARION & CHARLÈNE

P our nous, citoyens occidentaux , il est naturel de faire couler l’eau potable du robinet pour boire, cuisiner, nous laver, etc. Pourtant, nous le savons, c’est loin d’être le cas de tout le monde : près de 3,5 milliards d’individus, selon l’ONU, ne bénéficient pas d’une eau propre, accessible et abordable (rapport de mars 2014). L’OMS avance quant à elle que plus de 2 millions de personnes meurent chaque année à cause du manque d’eau potable , qu’il soit relié aux infrastructures, à des précipitations trop faibles ou à une eau polluée et non assainie. Toujours selon l’OMS, 3 900 enfants meurent chaque jour pour ces mêmes raisons. Des programmes ont été lancés pour améliorer la situation dans le cadre des Objectifs du Millénaire de l’ONU, mais on estime qu’en 2015, plus d’un tiers de la population mondiale n’aura toujours pas accès à une eau assainie.